25 juin 2014

j’ai rencontré deux anges

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Quand nous sommes rentrés de Madrid, je laissais là-bas une partie de mon coeur avec mon amie Conchi. Elle s’était occupée de mon impératrice pendant 4 ans à mes côtés. Elle avait suivi toute la grossesse de mon roi. C’est la première à l’avoir changé à la maternité (coucou la césa) lors de la première visite puisqu’elle avait gardé mon impératrice deux jours en attendant mamie pour que mon breton puisse rester à mes côtés à la naissance et la première nuit.

Conchi est une nounou extraordinaire. Quand je l’ai appelée en pleurs pour lui annoncer l’hospitalisation de mon impératrice de 17 mois en pleine nuit pour qu’elle ne vienne pas à la maison le lendemain, je l’ai vue débouler dans les couloirs de l’hospital dès potron minet en me disant d’aller me brosser les dents et boire un café pendant qu’elle s’occuperait de la nina.

Conchi a été là de tous les moments, des mauvais et des bons. Quand nous avons appris que l’héritier était sorti d’affaire d’un vilain virus que j’avais attrapé pendant ma grossesse après des semaines d’angoisse et d’examens et d’aller retours sur Necker à Paris, elle m’a forcé à aller remercier Jésus qu’elle avait tant prié à l’église de Medinacelli. D’ailleurs c’est la seule fois de ma vie où j’ai remercié Jésus, pour un peu elle m’aurait fait croire en Dieu.

Conchi a été là aux premiers pas de mon impératrice, là pour échanger nos meilleures recettes de cuisine, pour rire énormément et parler elle et moi des heures et des heures. Conchi m’a permis de passer mon diplome d’infographiste en veillant sur mon roi pendant que je me rasseyais sur les bancs de l’école. Et plus que tout le reste, c’est Conchi qui m’a appris à être mère, avec bienveillance, tendresse, amour, sans jamais rien conseiller mais avec énormément de bonté.

Vous l’aurez compris, Conchi est entrée dans notre vie, dans mon coeur, dans l’histoire des enfants et pour toujours dans notre histoire familiale. Conchi a toujours fait partie de la famille. C’est écrit. C’est comme ça.

Alors quand nous sommes rentrés en France et qu’il nous a fallu trouver une nouvelle nounou pour Jean, j’ai respiré un grand coup. Je me suis répétée comme un mantra de ne pas faire de comparaison, parce que cette barre là, elle était vraiment trop haute.

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Et puis mon roi a rencontré Solange. Un jour chaud de juillet. Il l’a regardée au fond des yeux et lui a fait ce sourire auquel je n’ai jamais vu une femme résister. Et Solange, comme toutes les femmes qu’il croisait m’a dit : mais qu’est ce qu’il est souriant ce bébé. Solange est maternelle, caline. Solange est rigolote. Solange n’aime pas rester à la maison alors les enfants filent en foret plusieurs fois par semaine, vont à la gym, rendent visite aux papis et mamis de la maison de retraite. Solange a une grande salle pour faire jouer mon roi et ses deux copines. Les trois en pleine crise des 2 ans. Solange ne lève jamais la voix, mais les règles sont strictes et mon roi file doux. Solange leur fait de bons petits plats, les laisse gambader dans le grand jardin. Solange ne se défait jamais d’un rire dont je raffole. Et souvent, bien souvent pendant ces deux années en Seine et Marne, Solange a été ma seule présence amicale dans un quotidien bien trop ésseulé et gris pour une BouDu (dans les mauvais films, c’est le moment où les violons vous pètent les oreilles :P).

Vous l’aurez compris, non seulement aucune comparaison n’a jamais été faite mais Solange a su trouver sa place, sans même la revendiquer. Solange a fait grandir mon roi. Un roi tellement content d’être chez sa nounou, qu’il l’appelle malicieusement maman parfois et que chaque soir au moment où je vais le chercher, il part en sens inverse, en courant, en criant noooooon (mouiiiii, grmmpfff !). J’ai confié un bébé à Solange et elle m’a rendu un petit garçon.

J’ai fait long aujourd’hui et je m’en excuse mais nous aurons eu deux nounous dans notre vie, Conchi et Solange. Ces deux femmes là sont chères à mon coeur à un point qu’elles ne soupçonnent très probablement pas. C’est exactement en pensant à elles que j’ai dessiné ce sac là. Et je dois dire que j’étais pas peu fière de l’offrir à Solange le mois dernier. Alors voilà, preuve en est une fois encore que BouDu et ma vie de maman se rejoignent, preuve en est que je ne sais mettre en image que le lien. Ici il s’agit de celui qui me relie aux femmes qui aiment profondément mes enfants, avec moi, avec nous. J’espère que ces sacs dans la boutique auront la même vie et iront gâter d’autres Conchi et Solange. J’espère aussi que vous me raconterez ça parce que chaque fois que j’en emballe un, mon coeur fait un bon, un tout petit, en pensant à Conchi et Solange.

A bientôt BouDu !

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6 commentaires

    tu sais que ce billet m’a tiré quelques larmichettes? Quel belle déclaration! J’ai un peu fait la m^me à la nounou de Bastien quand elle a déménagé. C’est tellement important une nounou!

      Enna, c’est pour ça que j’ai fait ma blague sur les violons…. 😛 Totalement d’accord avec toi, une nounou c’est super important !

    J’avais même pas besoin de violon, j’ai pleuré avant 😉

      oh ben non alors, c’est un post pour dire qu’on les aime nos nounous ! Tu sais bien que les pleurs sont interdits chez BouDu !

    Manuella

    Bon, comme Enna et toi, je dois être sensible sur la question de la nounou parce que ce post était sponsorisé par kleenex… On change de nounou cette année et, même si on quitte une perle pour une autre, c’est très difficile ! Alors ce n’est pas un, mais 2 tote bag que j’ai commandés, un cadeau d’adieu et un autre de bienvenue !
    Oh, et pour la bonne nouvelle, parce qu’il ne faut jamais désespérer… on se marie !!!

      Hiiiiiii félicitations ! Alors là, je suis ravie, voilà une jolie nouvelle sur cette journée studieuse… Un mariage, avec tes filles à vos côtés, c’est vraiment une chouette nouvelle ! Merci pour la commande, je file faire les paquets. Pour l’occasion, je t’embrasse Manuella !

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