14 février 2015

que je l’aime, que je l’aime, que je l’aime

Le 24 février 2005, je pensais être la seule folle à Paris, à aller voir une expo, sous la neige (je veux dire neige hein, pas trois flocons) au musée d’Orsay. L’exposition en question montrait des ateliers d’artistes. Comme j’aime plus les arrières boutiques que les vitrines, j’avais une grosse envie d’y aller, d’aller regarder cette intimité. Et puis aussi, je veux croire que ma bonne étoile m’avait collé un coup de pied aux fesses pour que cesse la longue série des histoires d’amours foireuses et que je rencontre ma moitié d’orange, mon opposé, mon pareil.

Le 24 février donc, je suis rentrée au musée d’Orsay quasi déserté par des parisiens trop contents de rester chez eux à cocooner. Et ma plus grande chance, et bien c’est que mon breton lui, il n’est pas frileux. Il s’en fiche des éléments vous voyez ? Alors le nez collé à des photos de femmes à poil alanguies qui prenaient la pose pour de grands artistes, j’ai aperçu mon breton. Et mon breton, qui est l’homme le moins bavard et le moins dragueur au monde, est venu à moi. Aujourd’hui je sais que c’était un miracle. A l’époque, pour moi c’était une jolie rencontre. Aujourd’hui je sais que c’était le plus beau jour de ma vie, celui où ma chance a décidé de poser ses valises dans ma petite histoire.

10 ans plus tard, nous avons partagé des milliers de kilomètres, fait deux merveilleux enfants, éclaté de rire des milliards de fois, vécu dans 6 appartements et maisons, conduit 6 voitures aussi, en avons cassé une. Nous avons mangé plus de 400 fois au restaurant, partagé quelques centaines de films, de livres, de journaux, de concerts. Nous nous sommes fâchés une dizaine de fois, une fois sans se parler 3 jours. Nous nous sommes mariés une fois aussi. Nous nous sommes pris dans nos bras un peu plus de 7000 fois. Il m’a relevée chaque fois que je suis tombée, je l’ai pris dans mes bras quand il a eu peur. Nous avons marché côte à côte des kilomètres. Avons pleuré ensemble à chaque fois qu’il a fallu dire au revoir à un proche. Nous avons trinqué avec le meilleur des vins blancs devant la campagne toscane. Nous avons parlé des millions d’heures à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, nous nous sommes inquiétés l’un pour l’autre parfois. Nous avons eu peur pour nos enfants aussi, deux fois. Nous avons ri. Beaucoup. Nous nous sommes respectés l’un l’autre surtout, chaque jour. Nous nous sommes épaulés. Bref nous nous sommes tant aimés.

Le breton est toujours aussi peu enclin aux grandes déclarations, moi aussi vous me direz alors ça tombe assez bien. Mais quand même l’autre jour, je l’embêtais en lui demandant alleeeeeeez breton, dis moi pourquoi tu m’aimes ! Ca va faire dix ans. Je veux savoir ce qui fait que tu m’aimes encore dix ans après. Pourquoi tu m’aimes héééé le breton tu me réponds ou bien ?

Il s’est tourné vers moi, il m’a regardé bien au fond des yeux et il m’a dit : parce que tu es folle. Folle de m’avoir suivi, folle de m’avoir aimé, de m’avoir suivi à Madrid, d’avoir lancé bouDU, parce que tu ne regardes pas le monde comme les autres.

Vous savez quoi ? Rien que de vous l’écrire, je pleure comme une gourdasse devant mon écran. Mon breton il est trop fort. Il a réussi à gonfler mon coeur pour dix années de plus. Je sais qu’on n’est à l’abri de rien, je sais aussi que chaque fois que j’ai eu des certitudes (et j’en ai eu bien plus que de raison), la vie, un peu comme la marée, s’est attachée à me les détruire toutes, une à une avec la précision d’une horloge suisse. Mais quand même. Cette histoire là. Elle est… folle. Comme lui et comme moi.

Joyeuse Saint-Valentin à vous bouDU, dans dix jours, nous, nous aurons 10 ans !

mariesbretons

 

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12 commentaires

    Félicitations et encore plein de décennies d’amour devant vous

      merci bernie, on se disait ce matin que ça y est on attaquait la seconde ! ça donne le vertige…

    Coucou Boudu,

    Nous hier c’était 5 ans de vie commune (bientôt 6 de notre rencontre). Bref. C’est sur mon blog.

    Mais ce n’est pas ça que je suis venue te dire, je suis venue te dire que bon, ton article il est chouette, plein d’amour, j’adore les 7000 fois que vous vous êtes embrassés (tu me diras comment tu fais les statistiques ?? :-) hihi)… mais surtout ce que j’ai aimé c’est la manière dont tu décris ton breton. A croire qu’ils sont tous pareils. J’ai un breton aussi à la maison qui quand venait à Paris (ou j’habitais) et que je me pelais les fesses et que je lui demandais s’il avait pas froid, il me disait « non, moi, je régule la température de mon corps », mon breton, qui est si silencieux que le tien en a l’air aussi, mon breton, pas fans des grandes déclarations (ah pour ça, il a même attendu 1 an)… enfin, j’ai l’impression de connaitre ton breton !!!!

    On fait un club des bretons pas-frileux-pas-bavards-mais-qu’on-aime-plus-que-tout ?

    Et surtout, 10 ans d’amour c’est trop beau ! Happy Cumpleaños pues !!

    Je te laisse, je pars en bretonnie manger des galettes de belle-mère :-) !

    Bisous Boudu famille !

      hé hé hé oui mesdames, le breton fait bouillote, le breton n’a jamais froid et il n’est pas mouillé ! Félicitations pour ces 5 ans Margarida, le breton a l’air d’être un modèle qui dure, tu as de joyeuses années devant toi. Embrasse la Bretagne pour moi elle me manque. A bientôt,

    et ben dis donc! c’est le genre de billet qui donne envie d’âtre amoureuse et de vivre à deux (même quand on est déjà amoureuse et qu’on est à deux 😉

      oh ben merci Enna ! parfois mes années solo me manquent un peu aussi hein 😛

    barbara (suisse)

    alors félicitations :)joli à lire! pour nous aussi 10 ans de mariage en juin et 20 ans que on est ensemble en avril :) saluti e auguri!!

      barbara merci beaucoup ! 20 ans ! wow, je suis super impressionnée, alors dis moi on aime toujours autant à 20 ans ? belle journée à bientôt

    barbara (suisse)

    moi aussi parfoit je m’empressionne…20 ans…c’est beaucoup… eh oui, on aime tjrs tant, même aprês 20 ans!! une belle journée edith!

      ahhhh barbara, tu ensoleilles ma journée ! ça fait plaisir de te lire.

    Bon je pleure pas comme une gourdasse, mais quand même émue de tes mots…du coup, j’ai copié ton petit billet d’amour pour le garder avec moi et le relire parfois…parce qu’il est rempli de sourires et d’optimisme et qu’il fait du bien ! Alors très chère Edith, je te souhaite en compagnie de ton breton encore plein de belles décennies à écrire, et surtout de toujours regarder le monde différemment !

      Rhooooo ben Rose, c’est super flatteur, je suis hyper fière, merci merci. Moi aussi j’espère regarder toujours le monde à ma façon parce que ça me rend souvent joyeuse. A bientôt !

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