9 mai 2013

la première rencontre

Je suis un peu fofolle à tendance emballement rapide, ça, je crois que c’est établi. Les décennies passent et le phénomène empire comme si l’urgence se faisait plus vive. Et s’il y a une chose folle que j’aime, c’est croiser le chemin d’un artiste. Ne vous méprenez pas, la lumière ne m’a jamais, mais alors jamais attiré, les paillettes non plus, mais l’émotion qu’ils peuvent provoquer, beaucoup.  Comprendre ce qui pousse quelqu’un à créer, écouter comme il travaille, entendre parler de ses racines, de ce qui le fait bouger, dessiner, chanter, moi ça m’émeut. C’est comme si on passait derrière le grand écran au cinéma pour tenter de voir tout le chemin qui nous a amené là.

Et ce matin, au détour d’une initiative brestoise géniale (la foire aux croûtes) je suis tombée nez à nez avec une jeune femme au talent incroyable. Au premier regard de sa table, j’ai su que j’étais fichue, en amour, émue, curieuse. C’est de la poésie à l’état brut, de la fragilité et de l’épure, de l’humour aussi un peu. A y est j’étais scotchée. Oubliés les croutes tout autour, oublié Jean qui hurlait dans sa poussette, pas entendue Maud qui voulait manger des bombecs à 10:00 du matin. J’avais les yeux braqués sur ses gravures et ses robes, ses poissons, ses oiseaux, ses bateaux. J’étais fichue.

gravure_poche

Il m’a fallu quelques bonnes minutes pour relever le nez et chercher du regard la fée qui inventait tout ça. Et elle était là tout à côté, un peu tremblante, surement timide, piquant de nombreux fars au milieu de nombreuses taches de rousseur derrière ses lunettes en écailles, comme si elle ne voulait pas tout à fait être là. Mes questions en rafale n’ont surement rien arrangé. Mais je voulais savoir. Et malheureusement pour moi, le bébé qui hurlait, Maud et ses bonbons, le monde autour ont eu raison de mon envie de prendre un thé avec elle pour qu’elle me conte son histoire.

Heureusement, demain après midi, je passe à sa galerie d’art qui est aussi son atelier d’encadrement. Je vais chercher mes nouveaux trésors : une photo (de son homme, c’est donc de famille) et une gravure d’elle, offertes par ma belle mère (merci merci merci). Je vous raconte pas comme j’ai hâte.

 

Sandrine Péron / Atelier Mandarine

23 rue Emile Zola – 29200 Brest – 02 98 43 68 25

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12 commentaires

    Tout doux cet article… et ses gravures sont vraiment chouettes.

    Merci Phaphe, bienvenue sur le boudublog !

    Merci pour cette « surprise » du jour et cette belle rencontre. Je vais faire encore un petit effort pour « mon teint tomate » 😉

    tout ces mots gentils pour Sandrine….qu’elle fougue! oui Sandrine est une artiste épatante j’en conviens….généreuse….et plus encore, allez vers elle…. une belle rencontre….

    Rhaaaaa Sandrine, la tomate était bienveillante hein, et je l’ai rarement vue aussi joliment portée, c’est ça que je voulais dire. Merci aussi, j’ai hâte d’accrocher ma petite robe et croise les doigts pour une collaboration BouDu et Sandrine Péron ! A tout bientôt, Edith

    Bienvenue sur mon BouDu blog Denise, la rencontre, j’y travaille d’arrache pied, j’espère qu’elle se concrétisera un jour par ici ou à l’ouest. A bientôt j’espère.

    maryline

    haha « teint tomate ». Quand tu connaitras ses racines tu comprendras :)

    De dieu ! Si j’avais su que vous alliez toutes bloquer sur les jolis fards de Sandrine plus que ses gravures, j’aurais tourné mes doigts 7 fois entre mon clavier… Bienvenue sur le BouDuBlog Maryline, à bientôt, j’espère. et alors ? Et alors ? D’où est elle originaire ?

    maryline

    alors si elle ne te l’a pas dit je le fais à sa place ! Nos « créateurs » sont maraîchers… Voilà pourquoi 😉 Et Merci pour la Bienvenue. A la prochaine

    Voilà un article comme je les adore … tu me fais rire Edith, et c’est bon ! Chouette découverte 😉

    ah génial Maryline, j’aurais voulu la faire, j’aurais pas osé. C’est chouette ça comme ascendants ! A bientôt

    Merci Cé, hâte de lire les tiennes sur ton blog ! 😛 bises

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