10 janvier 2015

danser sous la boule à facette

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Je dois avouer ici un truc, je n’ai quasi jamais mis les pieds dans une boite de nuit. Nope. Je n’ai pas eu THE période où tu es la reine du dance floor, où tu pries exclusivement le samedi soir, où tu fais claquer la bise au phisio et partages une petite coupe avec la jolie fille du vestiaire sur les coups de 5h00 du mat après avoir explosé tes tympans au BPM.

A l’âge où l’on s’y promène, j’étais… ben je ne sais pas, je n’y étais pas. Pas eu le droit de sortir le soir jusque tard. La trouille d’y croiser le grand méchant loup. Le mauvais look de la fille qui écoute les chanteurs français à texte plutôt que le DJ suédois à la mode. Bref, je suis passée à côté. Complètement. En lisant Rita l’autre jour, mais surtout après des millions de conversations sur le sujet avec ma fée, quelques échanges avec Marion, je me suis fait cette réflexion profonde : les réseaux sociaux, c’est comme les boites de nuit.

SI.

J’ai dit que j’étais community manager aussi ?

Alors pourquoi me direz vous ? Et ben je le prouve.

En boite on y traine quelques années / mois et, à l’exception des vedettes de troisième zone du petit écran qui y sont encore passés 55 ans, on raccroche fatalement les crampons. Les vedettes des réseaux sociaux spareil. Elles apparaissent et disparaissent au fil de leur vraie vie qui parfois les rappellent à d’autres réalités. Je vois apparaitre et disparaitre de nombreux blogs et compte twitter / IG / FB depuis ces années de lecture assidue (fyfe si tu me lis :P).

La vie la nuit, on se l’invente, elle est pas vraie, vraie, vous voyez. Les réseaux sociaux spareil. La mère de famille qui poste une photo de son salon avec ses enfants nickel, ou qui présente fièrement son dernier gâteau joliment décoré et parfaitement réussi, elle est pas tout à fait dans le vrai. Si vous retournez l’iphone 5S à 180°, y a la pile de linge qui trône sur le bôôôô canapé ou Marcel sa moitié qui râle parce qu’il voudrait manger. Je le sais, c’est arrivé chez moi aussi.

En boite de nuit, on a plein de copains virtuels. Sur les réseaux sociaux spareil. Si on fait pas gaffe, un jour on a 2.532.099 amis 2.0 qui nous diront probablement que cette couronne en fleurs énormes et ridicules qu’on a matché avec un sweet « coup de l’année » sur cette salopette coluche 1983 c’est trop trop trop beau alors que peut-être pas. Des vrais amis, on en a aussi bien sur. Mais on les voit moins, c’est logique, ils n’entrent pas dans le téléphone. Et notre meilleure copine, si elle était sur les réseaux sociaux,  se serait bien fichue de nous, c’est sur. (je garde un souvenir ému de ma copine Ludi, qui, sur une de mes photos de pieds en allant au sport m’interpelle en me disant mais POURQUOI tu me montres tes pieds ??!!? j’ai arrêté le sport depuis, je vous rassure).

Bref, les réseaux sociaux, ça peut rendre un brin ridicule parfois, ça rend accro, c’est un monde parallèle et virtuel dans lequel on oublie momentanément les petits tracas du quotidien parfois un peu barbant. C’est un chouette moyen de se faire des copines virtuelles dont certaines pourraient bien devenir réelles, de se rebooster l’égo, de persifler contre Sylvie, parce qu’elle est tellement jolie Sylvie. Et vous savez quoi ? C’est comme les boites de nuits, spa grave, tout ça c’est de la fantaisie.

Parce que l’essentiel sur les réseaux sociaux, c’est d’être conscient du prisme déformant, de son propre ridicule parfois, de ne surtout pas prendre tout ceci au sérieux et de n’en garder que les bonnes choses. Comme ça, cahin, caha, on peut continuer à danser sur le dance floor, sous la boule à facettes tout en gardant bien en tête qu’une fois le portable posé, la vie reprend ses droits. Et que l’un et l’autre peuvent très bien cohabiter, l’essentiel étant de ne jamais de prendre au sérieux sur la piste de danse ou en dehors.

A bientôt bouDU !

 

 

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