29 octobre 2014

les braqueuses

may&boudu

Cette semaine, je suis passée voir ma fée, à Toulouse, prendre quelques heures comme nous le faisons deux ou trois fois par an, une grosse journée pour se poser, parler, manger, rire, nous occuper de nos clients communs et parler encore.

Ma fée et moi ce sont 14 ans d’écart, une bavarde et une introvertie, deux trajectoires qui n’auraient pas dû se croiser. Au premier regard, je crois même que l’on pourrait jurer à l’incompatibilité.

Sauf que, je lisais sa si jolie plûme et guettais chaque post qui parlait de ses études de chef de projet web sur son blog. Sauf qu’elle m’a aidée sans le savoir à sortir de ma zone de confort, à pousser en 2010 les portes de mon école d’infographie à Madrid et à lancer ce rêve un peu fou, mon BouDu. Elle m’a aidé à me lancer, telle une braqueuse qui s’entête à vouloir reprendre les études à 35 ans passés, à m’asseoir sur les bancs de l’école, enceinte jusqu’aux yeux, une poussette à mes pieds pour aller chercher mon impératrice à la fin des cours.

Parce que la fée, quand elle a peur de sauter et qu’elle le raconte sur son blog, elle file la patate à ses milliers de lectrices, sans le savoir, petit bout de femme volontaire.

Et c’est de ça, entre deux templates et gif, dont nous avons parlé avec ma fée hier et aujourd’hui. D’imposture. De ce sentiment qui colle aux basques quand on décide de ne pas écouter la voix de la raison, quand on décide de prendre sa liberté et de sauter en haut, tout en haut en se répétant comme un mantras que tout ira bien.

Je crois que ce qui nous rassemble, outre une belle obsession pour tout ce qui touche au visuel et à aider les autres à s’exprimer, c’est tout à la fois cette envie chevillée au corps d’aller là où on ne nous attendrait pas tout en se laissant parfois un peu déborder par le doute. Ce balancier permanent entre éclats de rire et larmes qui montent. Elle comme moi sommes très attachées à la bienveillance, au respect mutuel, à prendre soin de nos clients, à prendre soin l’une de l’autre, que ce soit dans le travail ou dans nos échanges de filles.

Je crois que nous nous aimons parce que nous nous sommes reconnues, dès mon premier mail, quand je lui ai demandé si elle se lancerait à mes côtés dans un projet un peu fou et qu’elle m’a répondu très gentiment que non seulement elle acceptait mais qu’en plus les projets un peu dingues étaient ses préférés, nous les deux opposées au premier regard.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pour vous dire que si vous aussi, vous avez un rêve, une envie, mais que vous sentez la peur tapie dans l’ombre, le sentiment d’imposture tout à côté d’elle, ne réfléchissez pas, foncez. Foncez, tentez du mieux possible d’utiliser l’énergie de la peur en énergie pour avancer. Entourez vous de bienveillance, apprenez à faire taire ces peurs et clamez haut et fort que vous êtes un imposteur, une braqueuse et qu’il n’y a rien de mieux au monde. Vivez vos rêves, suivez vos instincts. Ecoutez vous et foncez.

A bientôt BouDu !

 

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31 juillet 2013

C’est reparti pour un tour !

demenagement

Quand j’ai rencontré le breton, je suis tout de suite tombée amoureuse de lui parce que pour la première fois de ma vie, je rencontrais mon alter égo, un hyper actif de la vie. Un homme qui me disait vouloir vivre chaque année à fond, vite, en étant surpris, un homme qui voulait que chaque nouvelle aventure se trouve à l’angle de la rue. Ah ben, ça, j’ai été servie !

Non contents d’avoir quitté nos cocons respectifs pour un nid commun au sud de Paris en un temps indécent, nous avons très vite évoqué l’étranger et c’est ainsi que Madrid nous a tendu les bras pour 4 ans (avec un bail annuel à chaque fois renouvelé). Une promotion pour le breton plus tard, me voilà au beau milieu de la pampa forêt, à éviter sangliers et renards qui croisent ma route. 12 petits mois pour se dire que je suis une fille de la ville, enfin d’une autre ville et nous voilà à passer l’été à arpenter le coeur de Toulouse et de Bordeaux pour voir ce qu’elles ont dans les tripes. On sait au moins une chose à l’heure où j’écris ces lignes, l’aventure va continuer.

Celà fait donc 6 ans que je ne sais pas où je vivrai six mois plus tard. Et je crois que j’aime ça. Parce que le mariage c’est aussi ça. Se chercher des lignes d’horizon même si on n’a pas la moindre idée de ce à quoi celà va ressembler. Jouer les nomades ou construire sa maison, rester auprès de sa famille ou changer de cadre tous les deux ans.

Le mariage, c’est une grande fête d’une journée qui donne un bel aperçu de qui vous êtes, au fond. C’est une fête qui peut être folle, gaie, généreuse ou pleine d’émotions. C’est une fête chic ou très simple. C’est une grande fête de copains ou un rendez vous intimiste. C’est un sacre ou une guinguette. Bref, le mariage n’a rien de bien compliqué quand on y pense. Votre mariage est tout simplement comme vous êtes. Si, comme de nombreuses futures mariées, vous cherchez un thème ou un fil directeur à cette journée, n’allez surtout pas sur nos blogs de mariage pour calquer quoi que ce soit. Allez dîner en amoureux avec un bloc et un crayon et dites vous comment est votre couple. En deux ou trois adjectifs, pas plus, allez quatre ! De là vous trouverez les grandes lignes, un joli thème. Vous verrez, vous passerez une bonne soirée et vous aurez peu ou prou trouvé à quoi ressemblera votre grande journée.

Nous, par exemple, c’est officiel, le premier adjectif c’est dingues !

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