20 mars 2015

une femme libérée

thefreemeproject&boudu

Le 8 mars dernier, comme chaque année, j’ai rongé mon frein toute la journée, avec une grosse envie d’aller jeter mon énervement en pâture sur les réseaux sociaux. Journée de la femme, mais oui bien sûr, appelle-moi minorité et je pourrais éventuellement piquer une grosse colère. Bref, vous l’aurez compris, j’adhère assez peu à cette belle blagounette (un peu comme la fête des grands-mère ou la saint-valentin vous voyez, sauf la fête des mères, cherchez pas, je VEUX mon collier en nouilles, la contradiction est mon amie).

Tout ça pour dire, que SI je ne me revendique pas comme féministe, j’aimerais bien qu’on arrête de nous prendre pour des truffes. Ne vous méprenez pas hein, les filles, ça m’intéresse, ça me passionne même, la grande majorité de mes amis sont des filles. J’ai des copines partout. Partout où je passe, je suis le boulet qui dit « tu veux bien être ma copine ? » Vi. Même à 40 ans. De l’astrophysicienne à la mère au foyer, de la noire à la blanche, de la nounou au médecin, de la célibataire à la mangeuse d’hommes, les filles sont mes amies. Chacune est différente : des stressées, des belles, des loufoques, des introverties, des engagées… Mais le point commun à toutes mes copines, c’est qu’elles sont libres. Chacune. A sa façon. Et intelligentes aussi mais c’est une autre histoire.

Alors quand superk, la plus madrilène de mes copines françaises, m’a envoyé par skype Isa Auroux et son projet, ça a fait clic tout de suite. Je veux dire, comment ne pas vouloir s’investir dans une aventure où le but ultime serait d’aider les femmes à être plus libres, qu’elles soient mère, amoureuse, professionnelle ou femme, ou un peu de chaque ou tout à la fois. L’idée première était de maqueter un livre, deux heures plus tard, on décidait ensemble de remodeler son logo et de lui construire un tout nouveau blog avant de s’attaquer au print. Dans la vie, Isa est mère deux fois, amoureuse, conseil en RH dans une grosse boite d’audit internationale et femme (mais j’aurais dû commencer par là non ?). Et ces questions-là de la liberté la taraudent au point d’en avoir créé un blog.

Pour ce faire, via mon boudu studio, j’ai travaillé comme d’habitude avec ma fée May. Moi à la palette graphique, elle au développement web, et les deux ensemble à tout peaufiner, réfléchir, reprendre, définir. Comme je suis la plus bavarde des deux, c’est moi qui ai fait l’interface avec Isa.

TFMP

D’ailleurs si vous demandez à cette dernière comment c’était d’avoir un tout nouveau blog, elle vous répondra « comme un accouchement ». Et je trouve que c’est une belle image. Ca fait mal parfois, peur aussi mais c’est un bonheur immense et ça vous change, beaucoup. Le blog est un bout de soi, et chaque nouveau boudu projet est un challenge pour moi de savoir correspondre à son auteur. Au delà du cahier des charges précis, il s’agit d’y insérer aussi un petit supplément d’âme, les émotions y compris les contradictions de son auteur, de tenter d’en faire le portrait le plus fidèle possible.

J’espère que ce tout nouveau blog sera la bonne « maison » pour cette fille à l’altruisme évident, à la générosité en bandoulière. Bref, si vous aussi, vous vouliez réfléchir à votre liberté, n’hésitez pas, suivez The Free Me Project. J’espère qu’à vous aussi, il vous plaira.

A bientôt,

bouDU

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29 octobre 2014

les braqueuses

may&boudu

Cette semaine, je suis passée voir ma fée, à Toulouse, prendre quelques heures comme nous le faisons deux ou trois fois par an, une grosse journée pour se poser, parler, manger, rire, nous occuper de nos clients communs et parler encore.

Ma fée et moi ce sont 14 ans d’écart, une bavarde et une introvertie, deux trajectoires qui n’auraient pas dû se croiser. Au premier regard, je crois même que l’on pourrait jurer à l’incompatibilité.

Sauf que, je lisais sa si jolie plûme et guettais chaque post qui parlait de ses études de chef de projet web sur son blog. Sauf qu’elle m’a aidée sans le savoir à sortir de ma zone de confort, à pousser en 2010 les portes de mon école d’infographie à Madrid et à lancer ce rêve un peu fou, mon BouDu. Elle m’a aidé à me lancer, telle une braqueuse qui s’entête à vouloir reprendre les études à 35 ans passés, à m’asseoir sur les bancs de l’école, enceinte jusqu’aux yeux, une poussette à mes pieds pour aller chercher mon impératrice à la fin des cours.

Parce que la fée, quand elle a peur de sauter et qu’elle le raconte sur son blog, elle file la patate à ses milliers de lectrices, sans le savoir, petit bout de femme volontaire.

Et c’est de ça, entre deux templates et gif, dont nous avons parlé avec ma fée hier et aujourd’hui. D’imposture. De ce sentiment qui colle aux basques quand on décide de ne pas écouter la voix de la raison, quand on décide de prendre sa liberté et de sauter en haut, tout en haut en se répétant comme un mantras que tout ira bien.

Je crois que ce qui nous rassemble, outre une belle obsession pour tout ce qui touche au visuel et à aider les autres à s’exprimer, c’est tout à la fois cette envie chevillée au corps d’aller là où on ne nous attendrait pas tout en se laissant parfois un peu déborder par le doute. Ce balancier permanent entre éclats de rire et larmes qui montent. Elle comme moi sommes très attachées à la bienveillance, au respect mutuel, à prendre soin de nos clients, à prendre soin l’une de l’autre, que ce soit dans le travail ou dans nos échanges de filles.

Je crois que nous nous aimons parce que nous nous sommes reconnues, dès mon premier mail, quand je lui ai demandé si elle se lancerait à mes côtés dans un projet un peu fou et qu’elle m’a répondu très gentiment que non seulement elle acceptait mais qu’en plus les projets un peu dingues étaient ses préférés, nous les deux opposées au premier regard.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pour vous dire que si vous aussi, vous avez un rêve, une envie, mais que vous sentez la peur tapie dans l’ombre, le sentiment d’imposture tout à côté d’elle, ne réfléchissez pas, foncez. Foncez, tentez du mieux possible d’utiliser l’énergie de la peur en énergie pour avancer. Entourez vous de bienveillance, apprenez à faire taire ces peurs et clamez haut et fort que vous êtes un imposteur, une braqueuse et qu’il n’y a rien de mieux au monde. Vivez vos rêves, suivez vos instincts. Ecoutez vous et foncez.

A bientôt BouDu !

 

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